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Ce que mes mains ont appris que ma tête ignorait

14 avril 20255 min de lecture

Quand j'étais infirmière, mes mains avaient un rôle clair : poser, soigner, surveiller. Elles étaient l'outil d'un protocole. Aujourd'hui, à l'institut, elles font autre chose. Elles écoutent. Et c'est sans doute le plus grand apprentissage de ma reconversion : il a fallu que je désapprenne pour réapprendre.

« Le toucher au delà d'un geste, une présence. »

Cette phrase, je l'incarne à chacune de mes séances. Parce qu'avant de masser, il faut accueillir. Sentir si une épaule se rétracte, si une respiration se suspend, si une zone se ferme. Mes mains me disent ces choses bien avant que la cliente ne les exprime — souvent même, avant qu'elle n'en ait conscience.

Deux univers, deux façons de toucher

Pour mieux comprendre ce changement, j'ai pris le temps de poser noir sur blanc ce qui distingue le toucher soignant que je pratiquais à l'hôpital, et le toucher du bien-être que j'offre aujourd'hui.

CritèreSoin infirmierMassage bien-être
IntentionRéparer, surveillerAccueillir, relâcher
RythmeEfficace, rapideLent, ample
PostureFaire pourÊtre avec
RéussiteGeste technique justeMoment de présence partagé

Ce qui a changé entre l'hôpital et l'institut

Cette semaine, une cliente m'a dit en se relevant : « Je ne savais même pas que j'avais ces tensions dans le dos. » Cette phrase m'a touchée. Parce qu'elle dit tout : le corps a sa propre parole, et nos mains peuvent l'aider à la déposer.

« Mon ancien métier m'a appris la rigueur. Mon nouveau métier m'apprend la lenteur. »

— Note d'un carnet de séance

Si je devais résumer ce que mes mains ont appris cette année, je dirais ceci : elles ont appris à ne plus avoir peur du silence. À ne plus combler. À faire confiance à ce qui se passe quand on cesse d'agir pour simplement être présent. C'est, je crois, ce que je peux offrir de plus juste à celles qui poussent ma porte.

Envie de vivre l'expérience ?

Réservez votre séance à l'institut, à Saint-Privat près d'Aubenas.